Projets artistiques

LA DANSE

 La danse est une musique pour les yeux. En dépit du temps, la sculpture a aussi sa propre musicalité : volumes, géométrie dans l’espace.

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La notion de mouvement, d’équilibre de masse, de jeu de forces métamorphosent le corps et le pousse en dehors des conditions physiques qui le restreignent. Comme le dit Friedrich Nietzsche :

« Tout ce qui pèse doit s’alléger, tout corps devenir danseur, tout esprit oiseau » car ce qui m’intéresse dans la danse en tant que sculpteur, c’est cette magie de l’apesanteur saisie dans l’instant, cette grâce et ce sentiment de liberté. Paul Valery disait dans sa « Philosophie de la Danse » :
« Ne sentez-vous pas que la danse est l’acte des métamorphoses?
Pareillement pour Jean louis Barrault :
« Danser, c’est lutter contre tout ce qui retient, tout ce qui enfonce, tout ce qui pèse et alourdit, c’est découvrir avec son corps l’essence, l’âme de la vie, c’est entrer en contact physique avec la liberté. »

Par ailleurs mais sur la même idée le psychanalyste Daniel Sibony précise :
« On ne trouve pas toujours les mots à mettre sur le blocage du corps et la blessure de l’âme. La danse est un jet de vie pour sortir de l’ornière. »

« Bercée par le rythme des formes, l’œuvre sculpturale exalte dans l’instant, une virtuosité sublimée, une liberté oubliée dans le mouvement. Une beauté de l’éphémère suspendue pour toujours. Une brillante et vivante énergie confiée à la matière, à sa structure solide, inaltérable, miroir de nos projections, tabernacle de nos idées,  jaillissements de vie. »

Agnès FABE

 
L’ORIGINE

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Travail sur les matières, les textures : alliage, amalgame, assemblage, association, assortiment, cocktail, combinaison, confusion, couplage, croisement, enchevêtrement, fratras, fusion, hybridation, imbrication, magma, métissage, mixture, mosaïque, pot-pourri, salmigondis, accumulations, projections, impressions… 

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Recherche d’une perception syncrétique, traduction de réminiscences primitives. Ecouter l’omnisciente inconscience, ressonances de nos orignes. Loin de « l’icône » réfléchie, une dramatique perception de « l’informe ».